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Quand Harlem Desir proclamait « nos devoirs de solidarité à l’égard d’Israël »

Quelle sera l’attitude du nouveau dirigeant du Parti socialiste en cas d’attaque israélienne de l’Iran?

A en croire une déclaration passée d’Harlem Desir, récemment nommé à la tête du PS, le premier parti de France risque fort de s’aligner inconditionnellement aux côtés de Tel Aviv. Le 29 juin 2004, lors d’un dîner organisé par un club  explicitement pro-israélien et dénommé le  « Cercle Léon Blum », celui qui était encore député européen avait déploré l’opprobre générale suscitée alors par la politique d’Ariel Sharon.

Après avoir fustigé le «rétrograde» Tariq Ramadan pour son article intitulé « Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires », Harlem Desir a fait également savoir son regret de ne pas avoir davantage protesté contre une sanction bruxelloise à l’encontre d’Israël avant de renchérir sur l’importance, pour l’Europe, à reconnaître sa « responsabilité particulière» envers l’Etat hébreu.

                                            « Israël est un pays qui vit dans un environnement qui continue à le menacer, un pays dont l’écart entre les frontières est extrêmement petit »

Pour apprécier le contexte de sa déclaration d’engagement en faveur d’Israël, l’intervention complète d’Harlem Desir, découverte et mise en ligne par l’auteur de ces lignes, est désormais audible sur le lien suivant :

*** En complément, voir ou revoir l’interview réalisée en 1990 de Serge Malik, cofondateur de Sos Racisme, par Thierry Ardisson. Au coeur de l’entretien  : la double instrumentalisation, politique et communautaire, de l’association antiraciste par l’Elysée, d’une part, et l’Union des étudiants juifs de France, d’autre part. Dans le dispositif figuraient notamment Pierre Bergé, Jean-Louis Bianco (qui vient d’annoncer son départ de la vie politique), Julien Dray et un jeune homme propulsé à la tête du mouvement : Harlem Desir.

***Ajout du 15/09/12 : l’analyse de la genèse de Sos Racisme par l’ONG ISM-France : « Véritable dirigeant de SOS-Racisme, J. Dray, dont le frère était un dirigeant du Betar-France, utilisa la nouvelle association pour étouffer toute expression de solidarité avec le peuple palestinien. Les marcheurs, qui avaient parcouru la France en portant le keffieh palestinien autour du coup, représentaient une menace réelle pour les sectateurs d’« Israël ». J. Dray plaça des militants de l’Union des Étudiants Juifs de France (UEJF) à la tête de SOS-Racisme et musela toute forme d’expression de solidarité avec le peuple palestinien. »

Un commentaire sur “Quand Harlem Desir proclamait « nos devoirs de solidarité à l’égard d’Israël »

  1. Merci pour cet article qui remet les pendules à l’heure, et pour avoir retrouver ces vidéos :

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